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Le salon du livre Hassiba Benbouali de Chlef, un événement à pérenniser

La 5ième édition du Salon national du livre Hassiba Benbouali de Chlef, -organisé du 13 au 16 du mois dernier- a été une opportunité de rencontre pour plusieurs éditeurs, auteurs et autres professionnels du livre venus des quatre régions du pays. Organisé par les éditions Les Presses du Cheliff, en collaboration avec la direction de la culture et des arts de la wilaya, l’événement a suscité l’intérêt du wali et des autorités locales qui ont sillonné les différents stands et se sont entretenus avec les professionnels du livre : Mustapha Hadj Ali - Il fut l’attraction du salon et a suscité un vif intérêt par le remarquable travail de mémoire qu’il a effectué sur les déportés algériens. En tant qu’autodidacte, il a ravi la vedette aux historiens-; Akram El Kebir, Abdelkader Harichane, Maissa Bey, entre autres. Au cours de ce salon, les organisateurs ont rendu également un hommage à la défunte cofondatrice des éditions APIC, Samia Zennadi.
Le directeur des éditions Les Presses du Cheliff, Ali Laib, a tenu à exprimer ses vifs remerciement aux nombreux éditeurs et autres auteurs, venus de très loin, pour honorer de leurs présence l’événement : Béjaîa, Tizi-Ouzou, Bouira, Alger, Boumerdes, Mascara, Oran, et du centre-Ouest ; A. Defla, Tissemssilt et Ghelizane, ainsi qu’aux universitaires, les Pr. Aît Djida Mokrane et Mokhtar Bengueda.
Le salon du livre Hassiba Ben Bouali de Chlef et l’un des événements culturels qui résiste à la morosité ambiante dans la région du Centre-Ouest, et ce grâce à la détermination des organisateurs, (à leur tête le Directeur des éditions Les Presses du Cheliff, Ali Laîb), l’APC et la wilaya de Chlef. A l'occasion, Ali Laîb, cheville ouvrière de l’événement, est longuement revenu sur les contraintes qui précèdent la tenue d’un événement du genre. « Tout est question de moyens et de conjoncture : les moyens permettent d’accueillir un nombre important de maisons d’éditions (13 présentes sur les 26 inscrites) et d’auteurs. Parfois la conjoncture ne permet pas aux gens de se déplacer, notamment en fin d’année scolaire, sans compter l’aléa climatique », affirme-t-il. Et d'enchaîner : « nous les organisateurs, on doit faire en sorte que la programmation ne chevauche pas avec d’autres événements pour que les participants ne se retrouvent pas dans une situation perplexe, tiraillés entre deux événements ».
A ce titre, le Directeur des éditions Les Presses du Cheliff, suggère à la tutelle de tenir une rencontre avec les organisateurs des différents événements (salons et autres) pour plus de fluidité, d’une part, et de faire plus de sensibilisation auprès des établissements scolaires pour programmer des visites par bus depuis les établissements scolaires, d’autre part ».
Le Directeur évoque, en outre, le languissement des participants à accomplir la procédure complète: « Ils tardent à envoyer les informations indispensables à la validation de leur participation auprès de la tutelle, ce qui rejoint l’idée d’organiser une rencontre des organisateurs ». A ce titre, il a saisi l'occasion de souligner la prépondérance de l'exécution des différentes tâches précédant la participation à un événement quelconque. « Il y va de la coordination entre les parties prenantes (organisateurs, tutelle, participants) et donc de la tenue même de l'événement en question dans de bonnes conditions », conclue-t-il.
Achour B
